LES PALMIERS DE MADAGASCAR MENACES D'EXTINCTION
En octobre 2012, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a procédé à la mise à jour de sa liste rouge des espèces menacées. Elle a, à cette occasion, lancé un cri d’alarme sur la situation des palmiers de Madagascar.En effet, la Grande Ile connait une formidable richesse floristique et un incroyable taux d’endémicité, notamment en matière de palmiers avec à ce jour 192 espèces recensées dont la très grande majorité n’existant effectivement nulle part ailleurs.
Or, un groupe de spécialistes des palmiers de la Commission de la sauvegarde des espèces (CSE) s’est récemment penché sur la situation de Madagascar et a montré que 83% des palmiers de Madagascar sont aujourd’hui menacés d’extinction. Selon Jane Smart, Directrice mondiale du Groupe de conservation de la biodiversité de l’UICN, «les chiffres relatifs aux palmiers de Madagascar sont vraiment terrifiants, en particulier parce que la perte des palmiers porte atteinte à la biodiversité exceptionnelle de l’île mais aussi à sa population. On ne peut pas fermer les yeux devant une telle situation». Les causes principales de cette situation critique sont le défrichage des terres pour l’agriculture et l’exploitation des forêts.
Pour plus d’informations : http://www.uicn.fr/Liste-rouge-2012-cop11.html
Créée en 1994, l’Association Palmeraie-Union est une association «loi 1901» qui rassemble les amateurs de Palmiers de la Réunion ou d’ailleurs. Elle regroupe aujourd’hui environ 120 membres dont
une vingtaine non réunionnais.
L’objet de l’Association est « l’étude, la promotion et la sauvegarde des palmiers dans le cadre de la protection de la nature et de l’environnement, et dans la logique du développement
durable ».
Les principales actions de l’association visant à atteindre ces objectifs sont :
- l’organisation de visites de jardins publics ou privés et de sorties botaniques vers des sites naturels réunissant des Palmiers ;
- la mise à disposition des adhérents d’une importante bibliothèque spécialisée ;
- le déploiement d’un partenariat ouvert en direction de toute personne ou collectivité désirant recevoir conseil ou assistance concernant les Palmiers ;
- une étroite collaboration avec la Commune du Tampon afin de l’aider à réaliser son grand projet de Parc Botanique des Palmiers ;
- la publication d’un magazine – Latania – dont la fréquence est actuellement de deux numéros par an ;
- des actions de sauvegarde de sites remarquables riches en Palmiers endémiques et en particulier :
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- à la Petite Île : le Cap de l’Abri et la dernière population sauvage et naturelle de lataniers rouges (Latania lontaroides)
- au Tampon : les propriétés Roussel et les derniers palmistes Roussel (Acanthophoenix rousselii).
L’Association entretient des liens étroits avec le réseau mondial des amateurs de Palmiers et notamment l’International Palm Society (dont elle est le chapitre local), Les Fous de Palmiers (association nationale) et Ti Palm’ (aux Antilles et en Guyane).







